Par Doomfred le 02/05/2008
Tiges et cavités
![]() |
On retrouve donc la forme générale d’un Low Pro, mais les similitudes s’arrêtent ici. Le système de pivots/couteaux, sur lequel pivote normalement tout Floyd Rose, a été ici remplacé par un système de roulements sur lequel repose tout le bloc du vibrato.
Le réglage d’intonation, galère absolue sur le Floyd Rose (il faut jouer sur l’avancement des pontets fixés par une vis à l’avant de leurs ‘étriers’) a été facilité en employant un système permettant, en vissant/dévissant par l’arrière du vibrato à l’aide d’une molette (fixée au repos sur le vibrato), de faire avancer et reculer les pontets.
Le réglage de la tension du vibrato, qui nécessite en principe de démonter la plaque arrière et de s’armer d’un gros tournevis, a lui aussi radicalement changé : il suffit d’ajuster une molette (accessible par une découpe sur la plaque arrière) jusqu’au point d’équilibre, et voilà !
La tige elle, abandonne le système de poussoir avec un ergot bloquant, qui avait tendance à vite s’user sur les anciens modèles de vibrato Ibanez. On a maintenant droit à une combinaison entre le système du Floyd Rose Original et celui du Low Pro : on force pour entrer la tige, puis on visse une rondelle jusqu’à donner la ‘dureté’ désirée dans la manipulation de la tige (soit fixe, soit ballottante, entre-deux…)
Pour compléter l’ensemble, on remarque dans la cavité arrière une curieuse disposition des ressorts du Floyd : celui-ci comporte quatre ressorts, mais si deux sont reliés classiquement au bloc du vibrato, les deux autres sont reliés à une barre maintenue dans des ergots : c’est le système ‘Zero Point’. Comment cela marche-t-il ? Hé bien, quand le vibrato est en position de repos, le bloc qui descend sous le vibrato repose contre la barre du Zero Point. Les ressorts fixés à la barre créent une résistance supplémentaire qui permet de minimiser l’effet de ‘flottement’, que l’on expérimente sur le floyd rose classique quand on essaye de s’accorder : quand on visse/dévisse les vis microtonales, l’ensemble du bloc se met habituellement à bouger, rendant l’accordage difficile. Ici, point de ces complications habituelles : les cordes bloquées, les vis microtonales interagissent indépendamment les unes des autres. Génial, non ?

